Le projet d’Opah "Ilôt du Vieux Maisons, 1981

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L’impressionnante photo de gauche nous vient de Frédéric Henry, qui offre ouvre une autre présentation de l’Opah, le site des Petites Ecuries. On voit que cette rénovation intervient après la construction des grands ensembles à l’arrière plan. Ce coin de rue a été conservé, mais la maison a perdu un étage.

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Pour la balade

C’est ici une ballade dans l’histoire du vieux Maisons. A partir de 1955, un grand nombre d’opérations immobilièes, à caractrère social ou non, multiplient les constructions, notamment dans le parc.

Il y a 40 ans était lancée la rénovation du vieux Maisons, autour des rues du Mesnil et de la Vielle Eglise. C’était devenu un lamentable ghetto. On parlait depuis longtemps (1966 au moins) de le réhabiliter, mais aucun projet ne semblait acceptable. Le discours de Pierre Dupres au préfet, pour marquer la conclusion de ces accords de principe.

Dans l’évolution de la ville, ce moment n’est pas quelconque. Le premier grand choc est venu au 19e, avec, en quelques années, dans un paysage encore très villageois, une nouvelle église, une nouvelle mairie et deux nouveaux collèges et quelques grands immeubles (par exemple à l’entrée de l’avenue de Saint-Germain. Toute la première moitié du 20eme siècle voit plutôt un expansion pavillonnaire. Le "vieux Maisons" vieillit de plus en plus. La guerre de 39-45 n’arrange rien. Après la Libération, il s’agit surtout de réparer les dommages (le pont, les dégâts causés par les troups d’occupation chez les particuliers) et de se doter de quelques nouveaux équipements collectifs (caserne des pompiers, salle Malesherbes, piscine), et logements sociaux au square Lekain.

L’Opah est le premier grand projet urbanistique. Dans les années 1990, il sera suivi d’opérations plus brutales (Entrée de Maisons), bloc Longueil-Mugniez_Clos-Lainé-Prieure. Puis il s’agira surtout de résidences, remplacant progressivement des pavillons. Nous sommes encore dans cette phase, dont l’orientation a été confirmée par le PLU de 2017).

Quarante ans plus tard, le quartier, par exemple la rue ou le passage des Vignerons, laisse une impression mitigée, avec cette combinaison d’un ciment presque neuf sur des dispositions étroites et tortueuses. Mais certaines placettes restent charmantes. Et la circulation s’y déroule à l’abri des voitures… Il serait intéressant de savoir qui sont aujourd’hui les habitants et comment ils ressentent la vie dans leur quartier.
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Souvenirs de Dom Coutel

MAISONS-LAFFITTE L’ÉBLOUISSANTE…AVAIT SES « FAVELAS… »
ET PERSONNE NE S’EN INQUIÉTAIT….
Oh moins folk qu’à Rio sans rhum ni Samba , comme dans les Favelas de Rocinha , , Alemão ou de Da Maré que visitent toujours les touristes qui aiment à y frissonner …un court moment .
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…..Aux lueurs du siècle précédent , tandis que le Parc de Maisons explosait de magnifiques et fastueuses villas, ou des réceptions mémorables attiraient ce que Paris et la « jet set avant l’heure » avait de plus célèbres , que les Présidents de la jeune III éme République naissante honoraient l’hippodrome de leur présence ….
……..Le centre-ville historique de la vieille ville sombrait dans l’oubli et l’indifférence la plus totale , cette zone « noircie  » peu lumineuse était entre les rue de Paris, du Mesnil ,Solferino ,Masson et Prieuré , sa population y vivait comme au début des années 1800 ….
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Toilettes partagées à plusieurs de dizaines de personnes , souvent sur le palier, ou dans une cour , douche absente , les ablutions 1 fois la semaine dans une bassine lessiveuse et eaux partagées ,entassement dans les chambres parfois dans les lits enfants en tête bêche…mur de pièces bas sombres et lieux humides, suintants et une lourde odeur persistante de moisissure par manque d’un chauffage efficace et des repas confectionné sur un réchaud ,
Je ne fais pas du Zola, ……comme railleront certain esprits forts…..mais épargné singulièrement par les aléas de la vie , je me remémore ce que sidéré j’ai découvert chez certains de mes amis alors que je n’avais pas 10 ans …..

Réponse de Pierre Berger
Il est effectivementchoquant que la Ville ait attendu si longtemps pour rénover ce quartier misérable, alors que les résidences, de luxe, plus modestes ou à caractère social, se multipliaient, en ville comme dans le parc.
Cela mériterait une étude solide.
A la réflexion, je pense que la seule solution « rationnelle » aurait effectivement été de tout raser et de faire quelque chose comme les deux autres résidences proches : Le Vieux Moulin (en bordure de Seine, au bas de la rue de Paris) et la Résidence du Château (avenue Eugène Adam). Faut-il le regretter ?
La réhabilitation a été permise par de substantielles subventions du Département ou de la Région.
Deux points qui mériteraient d’être approfondis :
– que sont devenus les anciens occupants ? (Je crois que pour une part ils ont été envoyés à Sartrouville).
– comment ont été attribués les habitations rénovées ?

Notes et documents

le discours de Pierre Dupres
l’essentiel des pages du rapport
les références aux archives pour les demandes de subventions conséquentes
une sélection des photographies qui accompagnaient le rapport.

Tous ces documents sont disponibles aux archives municipale

Références documentaires . Images, photos, cartes postales