La rue et le passage d’Acheres
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Retour aux rues et places . Retour à l’accueil Dernière révision le 26/12/2025
Voir par ailleurs la commune d’Acheres, et Fromainville
Plus sur Acheres (Wikipedia).
Bureau de vote no 7 . Bureau de vote no 10 : l’ambiance politique du quartier.
Références documentaires . Images, photos, cartes postales
le plan de 1600
Sur ce plan, on voit que la rue d’Achères était le chemin d’Achères, qui n’était pas coupé par le chemin de fer et comprenait le bas de l’actuelle rue Mermoz pour rejoindre Longueil. En revanche on lui adjoint le tronçon qui longe la place actuelle de la Libération.
La rue actuelle commence par longer la Place de la Libération , puis suit la voie ferrée et s’en écarte progressivement, s’enfonçant dans un quartier pavillonnaire, encore presque intouché par la bétonisation en cours, avec quelques belles villas. La rue est en direction d’Achères mais, sauf erreur, elle n’y a jamais vraiment conduit, coupée par la forêt. Elle finit rue du Tir.
Un point d’histoire, par Dom Coutl
en 1951 IL FUT DEMANDE QUE LA RUE D’ACHERES S’APPELLE STALINGRAD.
Et le maire Charles de Baudre de s’y opposer. ( ouf )
Cette longue voie conduisant de l’av du General de Gaulle aux portes de la forêt de …St germain , fut longtemps un simple chemin de 3 m de large qui commençait en 1833 à l’angle de la rue …Masson.
La mise service en 1843 de la station de Maisons …par encore Laffitte ( 1400 habitants ) , par la compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen , le terme gare n’étant pas employé , c’est tout naturellement que l’arrêt à Maisons s/Seine se nomma …. »Station de Maisons » et l’inauguration de la Mairie en 1891 allait façonner et bouleverser totalement le bourg tel que nous le connaissons actuellement …la rue d’Achères prit donc ce nom , le centre-ville devenant plus proche ..il se trouva néanmoins des personnes pour s’interroger de faire un groupe scolaire celui de « St Nicolas » aussi excentré de la ville.
Le 10 février 1951 lors d’un conseil municipal un fan du « petit père des peuples » qui sévissait en URSS ….Staline , avait demandé une réponse à sa proposition de changer le nom de la rue d’Achères en… Stalingrad en l’honneur de la vaillance de cette ville dans son combat contre le Nazisme , il fut répondu dés plus diplomatiquement …..nous étions en pleine guerre froide , au Comité Franco Soviétique qui sévissait à Maisons et avait adressé cette requête à la Mairie en vue de soviétiser la ville…
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M le Maire (de 1945 à 1959 ) Charles de Baudre fit observer……. « que dans la séance du 3 février 1951 de la commission de la voirie a été d’avis qu’il n’y avait pas lieu de changer le nom des rues ».
Et la rue d’Achères pu conserver son nom .
Remontons maintenant la rue
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Sur la place de la Libération]
Ce premier tronçon a très tôt été un espace d’activités, avec de nombreuses boutiques et un hotel, bien placé pour les voyageurs. Assez typique d’une "place de la gare" de petite ville, semble-t-il. En face des maisons, le paysage assez peu reluisant de l’ancienne gare de marchandises?
Au début du vingtième siècle (époque de cette image) au 1, rue d’Achères, Monsieur Thomas, loueur de véhicules et camionneur. Jusqu’aux années 1950, le Tourists Hotel
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Une concentration d’activité médicale et d’assistance
Elle est maintenant bordé d’immeubles et les rez-de-chaussée abritent une forte concentration d’activités médicales (deux cabinets de plusieurs médecins et le laboratoire pharmaceutique) et d’assistance L’autre côté est dominé par le mur du parking auto.
En partant du coin de la rue Saint-Nicolas, on a droite l’entrée du parking et à gauche une file de magasins et d’immeubles. Noter, quand on tourne à gauche, la jolie série de trois villas anciennes.
Cette partie de la rue a été très vite bordée des commerces typiques d’une "place de la gare" de petite ville, notamment un hôtel. Par la suite, tout changé avec l’évolution progressive de la place de la Libération.
Une note de Jacques Barreau
Durant l’occupation de Maisons-Laffitte par les Allemands du 16 juin 1940 au 25 août 1944 le Tourist’s Hôtel (cela ne s’invente pas !) 5, rue d’Achères servit de maison close pour la troupe. La tenancière était une dénommée Andrée Aster. De deux pensionnaires en semaine à cinq pensionnaires, en fin de semaine, y exerçaient leur activité.
Noter la forte présence des services médicaux (deux cabinets et le laboratoire d’analyses) et de l’aide au maintien à domicile (2AD).
Les villas au coin
En remontant, le long des voies
Ensuite, avec les voies ferrées à droite, s’alignent pavillons et petites résidences. Et puis des immeubles récents (deux tranches, une vers 1970, l’autre en 2022) sont venus remplacer l’ancienne de gare de marchandises. Ces immeubles appartiennent à La Sablière, filiale de la SNCF, mais ne son pas (ou plus) réservés aux cheminots.
LaSablière
(Il s’agit de deux immeubles SNCF, voir ICF Habitat destiné notamment aux cheminots, mais pas exclusivement , voir Logement SNCF). On peut le considérer comme un HLM ordinaire.
Ils ont été créés à la place de l’ancienne gare de marchandises, qui elle-même remplaçait une maison avec jardin, dont nous avons un dessin.
En 2022, l’ensemble a été complété par deux nouveaux immeubles, assez bien en continuité avec le premier.
Les poubelles de ces immeubles ont donné lieu à des abus persistants. Elles ont été supprimées. Il y a encore quelques abus à une autre entrée de la résidence. (note fin 2025)
En face de la Sablière
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Villas, cabinet de cardiologues.
Autour de l’ancienne gare de marchandises
Voir la page : La gare de marchandises

.Au coin à gauche de la rue de Puebla, l’atelier du peintre et graveur Piketty a repris les locaux du café-restaurant "La petite vitesse" qui servait le personnel de la gare de marchandises, alors qualifiée, ici comme dans bien des villes de France, appelée "gare petite vitesse", car ces trains laissaient la priorité aux trains de voyageurs. En outre, pour emmener un wagon d’une gare à une autre, il fallait le plus souvent passer par une gare de triage, comme celle dont on voit les restes à gare d’Achères Grand Cormier.
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L’ancienne villa (document Coutel), et l’emplacement actuel vu par l’autre côté des voies.
La gare de marchandises était auparavant place de la Libération. Elle fut transférée ici, sur le terrain d’une villa.
Au coin de la rue Puebla, une boutique qui a souvent changé d’affectation. Ce fut un temps un lieu de dépannage pour les ordinateurs. C’est aujourd’hui (2024) une entreprise de plomberie.
Plus haut dans la rue
Le reste de la rue est bordé de maisons et petits immeubles. Noter une jolie villa à gauche, face à la rue de l’Union.
Passage du Souvenir
Résidence Mes Serres
Grande meuliere
Millien archiecte
Au 7, la résidence Laffitte a remplacé la villa Les Capucines
photo et carte postale
La rue d’Acheres vue d’en haut.
Des pots Pots offerts au public un jour d’encombrants.
Cartographie et vue d’ensemble
Le "chemin d’Achères" figure sur un plan vers 1600 (voir le livre de Pierre Dhers, /Maisons-Laffitte depuis ses origines).
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La rue sur les plans de 1905 et 1936, et d’après le cadastre (Voir en ligne une version à jour et interactive). .
La rue s’est largement bordée de pavillons. Cela correspond assez à nos observations sociologiques : la montée entre les deux guerres d’une classe d’employés et d’ouvriers qualifiés, qui ont les moyens de s’offrir un petit terrain et d’y faire construire un pavillon. Et la rue, proche de la gare, convient bien pour aller travailler à Paris.
Dans les années suivantes et jusqu’à nos jours, la densité continue de s’accroître, notamment par la construction de résidences et par le cloisonnement de certains lots, qui réduisent les jardins au profit de nouveaux pavillons.
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En 1894, les habitants de la rue d’Achères demandent qu’il soit établi des caniveaux en pierre dans cette rue pour éviter la dégradation des trottoirs par les lourds fardiers qui y passent fréquemment pour se rendre à la gare.
Ils ajoute,t que l’on pourrait faire ces caniveaux en même temps que le mur de soutènement, mais il craint que la dépense ne soit trop considérable.
M. Granet demande pourquoi le mur de soutènement n’a pas encore été construit.
M le Maire répond que cette question a été liée au projet d’élargissement de la rue de la Station, auquel la Cie de l’Ouest n’ pas encore donné son assentiment.

















