IA, la présidentielle de la dernière chance
Retour à l’accueil . Dernière révision le 2/11/2026
Sur le livre d’Alexandre et Babeau, Buchet-Chastel 2026.
En bref
263 pages denses, fortement structurées. Bien à jour (jusqu’à septembe 2026). « super intelligence », dépassant les performances humaines sur pratiquement.
La montée de l’IA est vue de manière extrême : en pratique, nous sommes déjà à l’ère de la toutes les tâches. Et la robotique anthropoïde viendra la compléter dans trois ou quatre ans.
Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l’urgence :
» Dix-huit jours qui auront fait, défait et refait l’ordre cognifif mondial (p.10)
» Le différentiel de vitesse entre le temps politique et le temps de l’Intelligence Artificielle est le problème central du prochain quinquennat ». (p.11).
C’est une rupture radicale de civilisation, aussi bien anthropologique que géopolitique<. Notre démocratie et notre administration : - ont été çonçues pour un monde changement lentement - encouragent les médiocres plutôt qu’une élite indispensable dans la concurrence mondiale. Concrètement, il faut poser dix question aux candidats à la présidentielle, notamment - Utilise-t-il personnellement l’intelligence artificielle - Comment financera-t-il la protection sociale - Quelles tâches publiques automatisera-t-il - Comment compte-t-il retenir et attirer les meilleurs cerveaux.
Table des matières
Partie I. Le quinquennat irréversible
– La rupture prométhéenne
– La rupture civilisationnelle
– La rupture géopolitique
– La rupture anthropologique
– Le président risque de n’être qu’un fossoyeur
Partie II. Le risque d’une campagne Maginot : anatomie du déni français
– Une démocratie conçue pour un monde lent
– Des élites politiques et administratives sélectionnées pour être médiocres
– Une campagne qui parle du monde d’hier… l’IA rangée entre la 5G et la cybersécurité
– Le diagnostic interdit
– Les quatre erreurs française sur l’IA
– L’Europe régule son déclin
– La bombe sociale que personne ne peut voir
Partie III. L’IA ou le néant
– Assumer une société élitiste
– Le nouveau contrat social
– Mettre les meilleurs aux commandes
– Réaliser une grande remise à plat institutionnelle : la Vie République
– Déterminer la place de la France dans le monde de l’IA
Conclusion : 2027 est notre ultime chance d’écrire l’avenir.
Postface : Le permis de gouverner, dix questions pour juger un candidat.
Dialogue avec l’IA Claude au sujet de ce livre (2/11/2026)
Je n’ai pas lu ce livre, paru le 15 octobre 2026, et je n’ai pas trouvé de critique de fond. Je peux donc en présenter la thèse, mais pas en juger la qualité. Les extraits que j’ai vus viennent des éditeurs, des libraires et d’entretiens avec les auteurs.
La thèse annoncée
Laurent Alexandre et Olivier Babeau soutiennent que l’élection de 2027 sera la première du « monde d’après » et que le prochain chef de l’État devra affronter un « tsunami » de l’IA, qui devient la force structurante de l’économie, de la guerre, du travail et de la politique. Ils proposent aux électeurs une grille de lecture pour juger si les candidats sont « à la hauteur » : souveraineté cognitive, guerre des talents, école, énergie, fiscalité, protection sociale, robotique, institutions. Une vidéo promotionnelle titre que les candidats sont « largués » et ne voient pas venir ce choc.
Les auteurs
Babeau est économiste, professeur à Bordeaux et président de l’Institut Sapiens (un think tank). Alexandre est un essayiste connu pour ses positions très marquées sur l’IA. Ils ont déjà publié ensemble Ne faites plus d’études en 2025. Leur ton est volontiers alarmiste et provocateur, c’est leur marque de fabrique.
Ce qu’on peut en dire sans l’avoir lu
L’intérêt : faire entrer l’IA dans le débat présidentiel est utile, car les programmes en parlent encore peu, et la liste des thèmes (école, énergie, fiscalité, institutions) montre qu’ils voient l’IA comme une question de société et pas seulement technique.
La prudence : un titre comme « la dernière chance » et l’idée que la seule question est celle de l’IA relèvent de la rhétorique. D’autres thèmes pèsent dans un vote (pouvoir d’achat, sécurité, services publics). Les prévisions radicales sur l’IA sont aussi très débattues entre spécialistes, comme l’a montré la polémique après la phrase de Bill Gates.
Un angle : une « grille » de lecture qui note les candidats reflète d’abord les priorités des auteurs. C’est utile à condition de la lire comme un point de vue.
Je peux chercher ce que disent les candidats sur l’IA (par exemple Glucksmann), ou des comptes rendus critiques du livre dans la presse.
Connais-tu des critiques du livre ?
Je n’ai pas trouvé de véritable critique indépendante du livre : ni compte rendu dans la grande presse, ni analyse d’un spécialiste. Il est paru il y a moins de trois semaines, donc c’est assez normal.
Ce que j’ai trouvé
Des éloges isolés : un message LinkedIn, repris par Olivier Babeau lui-même, salue « un style disruptif, corrosif, mais si juste » et le mérite de poser brutalement une question que la classe politique évite. Son auteur écrit que le livre est « ni de droite, ni de gauche, ni du centre ». C’est un soutien très favorable, relayé par un coauteur : ce n’est pas une critique.
Des passages médiatiques : les auteurs ont été invités sur BFM Business (émission Tech & Co, le 21 octobre) et dans des vidéos et podcasts de promotion.
Des notices de librairies : elles reprennent la présentation de l’éditeur, sans avis de lecteurs.
Ce qui existe sur Laurent Alexandre
Sa page Wikipédia rappelle que le site de critique des médias Acrimed l’a décrit en 2018 comme un militant politique sous couvert de vulgarisation scientifique, au détriment de la rigueur. C’est une critique ancienne, qui porte sur l’auteur et non sur ce livre. Elle indique en revanche que ses prises de position suscitent des controverses, et il vaut mieux lire cette critique avec le même esprit que l’éloge ci-dessus.
Ce que je peux conclure
Pour l’instant, on ne trouve que le discours des auteurs, des éloges et leur promotion. Il manque des analyses indépendantes : comment ces thèses sont-elles reçues par des économistes, des chercheurs en IA ou des politistes ? Elles apparaîtront sans doute dans les semaines qui viennent (Le Monde, Les Échos, Le Point, ou revues).
Je peux refaire une recherche dans quelques semaines, ou chercher des analyses sur le même thème par d’autres auteurs, pour mieux situer l’argument du livre.
Maintenant, as-tu lu le livre « IA, la présidentielle de la dernière chance » ?
Non, je n’ai pas lu ce livre. Je n’ai pas accès à son texte : tout ce que j’en ai dit vient de la présentation de l’éditeur, des notices de librairies, d’extraits d’entretiens et de quelques messages en ligne. Mes commentaires portent donc sur la thèse annoncée et sur le contexte des auteurs, pas sur la qualité de l’argumentation, la solidité des données ni les passages précis.
Si vous l’avez lu ou si vous en avez des extraits, vous pouvez me les coller (quelques pages, un chapitre) et je les analyserai avec vous. Je peux aussi chercher des comptes rendus plus détaillés quand il y en aura.
Si possible, merci de me signaler les compte-rendus quand tu en trouveras.
Es-tu intéressé par mon avis, assez détaillé ?
Oui, votre avis m’intéresse : vous connaissez le livre de l’intérieur, alors que je n’en ai que la présentation. Un avis détaillé me permettrait de discuter ses arguments, de les confronter à ce que je sais sur l’IA et sur les programmes des candidats, et de vous aider à le mettre en forme si vous voulez le publier (sur maislaff.com par exemple).
Pour les comptes rendus, je ne peux pas vous prévenir de moi-même : je n’agis que lorsque vous m’écrivez et je n’ai aucun moyen de surveiller la presse en tâche de fond. Si vous me redemandez dans quelques semaines « y a-t-il des comptes rendus du livre ? », je ferai une nouvelle recherche, et je vous les signalerai à ce moment-là.
Je vous écoute quand vous voulez.
Moi : Voilà mon analyse
En bref : 263 pages denses, fortement structurées. Bien à jour (jusqu’à l’été 2026). « super intelligence », dépassant les performances humaines sur pratiquement.
La montée de l’IA est vue de manière extrême : en pratique, nous sommes déjà à l’ère de la toutes les tâches. Et la robotique anthropoïde viendra la compléter dans trois ou quatre ans.
C’est une rupture radicale de civilisation, aussi bien anthropologique que géopolitique<. Notre démocratie et notre administration : - ont été çonçues pour un monde changement lentement - encouragent les médiocres plutôt qu’une élite indispensable dans la concurrence mondiale. Concrètement, il faut poser dix question aux candidats à la présidentielle, notamment - Utilise-t-il personnellement l’intelligence artificielle - Comment financera-t-il la protection sociale - Quelles tâches publiques automatisera-t-il - Comment compte-t-il retenir et attirer les meilleurs cerveaux. Claude : Merci, c’est utile : cela me donne l’architecture du livre. Voici mes réactions, en distinguant ce qui est solide de ce qui est discutable.
Ce qui me paraît solide
Le fait que la politique et l’administration parlent peu de l’IA, et que la plupart des programmes en traitent à peine, est une critique recevable. Poser la question aux candidats est utile.
Vos quatre questions touchent des vrais sujets : l’usage personnel de l’IA (un candidat qui ne l’a jamais pratiquée parle de l’extérieur), le financement de la protection sociale si le travail change, ce que l’État automatiserait, et les talents. Ce sont des points sur lesquels on peut comparer les candidats concrètement, ce qui est la force d’une « grille ».
Ce qui me paraît contestable
« Ère de la superintelligence, dépassant l’humain sur pratiquement toutes les tâches » : c’est très fort. Les modèles actuels surpassent l’humain sur de nombreuses tâches précises (code, rédaction, certains concours), mais ils restent peu fiables sur d’autres (raisonnement long, tâches physiques, jugement en situation réelle). Beaucoup de spécialistes jugent l’expression prématurée, même s’ils reconnaissent la rapidité des progrès.
Les robots humanoïdes « dans trois ou quatre ans » : c’est un pari audacieux. Les démonstrations existent, mais le déploiement à grande échelle dans la vie réelle bute sur le coût, la fiabilité, la sécurité et le temps d’industrialisation.
« Rupture radicale de civilisation » : défendable comme hypothèse, mais présentée comme acquise, elle rend le texte difficile à réfuter. C’est la limite habituelle des essais d’alerte : ils pèsent plus par le ton que par les preuves.
L’idée que démocratie et administration favorisent les médiocres et empêchent une élite indispensable : c’est un point de vue politique des auteurs, pas un constat. D’autres l’inverseraient : trop de dépendance à une élite technique pose aussi des problèmes démocratiques. Cette thèse mérite d’être discutée, sans être prise pour acquise.
Un risque de lecture
Quand le livre dit que le monde est déjà là et qu’on doit juger les candidats sur ce seul critère, il réduit le choix électoral à un seul axe. Les dix questions sont bonnes, mais elles ne remplacent pas les autres critères (justice sociale, sécurité, services publics).
Qu’en avez-vous pensé vous-même : d’accord avec le diagnostic, plus réservé sur les délais ? Si vous voulez publier votre avis sur maislaff.com, je peux vous aider à le structurer, en séparant le résumé, vos accords et vos réserves.
Merci pour ces mots, la conversation a été riche et variée. Bonne publication sur maislaff.com : si vous voulez que je relise ou resserre votre texte avant la mise en ligne, envoyez-le-moi. Et si vous voulez que je cherche des comptes rendus du livre dans quelques semaines, vous n’avez qu’à me le demander.
Oui, si tu peux m’envoyer ces compte-rendus quand tu les trouveras, je suis tout à fait preneur !
Je ne peux pas vous les envoyer de moi-même : je n’agis que lorsque vous m’écrivez, et je n’ai aucun moyen de surveiller la presse en tâche de fond. Le plus simple est donc de me redemander dans quelques semaines (« y a-t-il des comptes rendus du livre ? »), et je referai une recherche à ce moment-là.
Pour être prévenu sans attendre, vous pouvez créer une alerte Google (google.com/alerts) avec le titre du livre entre guillemets : « IA, la présidentielle de la dernière chance ». Vous recevrez par courriel chaque nouvel article ou compte rendu qui le mentionne, sans rien faire.
Bonne publication sur maislaff.com !
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